Pour les illustrateurs

Dater ses illustrations avant de les publier

Publier, c'est rendre copiable. Incipite ancre l'empreinte de vos fichiers sources sur la blockchain Bitcoin avant la mise en ligne et vous délivre un certificat daté — une preuve d'antériorité solide, vérifiable par n'importe qui, sans que vos fichiers quittent votre ordinateur. Trois certifications sont offertes, à vie.

Ce que vous risquez, concrètement

  • Le repost sans crédit, à grande échelle. Votre illustration circule recadrée, signature rognée, sur des comptes qui la présentent comme la leur.
  • La revente sur une boutique en ligne. Sur un t-shirt, un poster, un mug. Le retrait lui-même repose sur votre déclaration sur l'honneur, pas sur une date — mais si le copieur conteste le retrait, c'est là que la pièce datée pèse.
  • Le passage dans un générateur d'images. Ce que la date ne prouve pas : que votre travail a servi à entraîner un modèle — c'est l'appartenance au corpus qui se démontre, et elle vous échappe. Ce qu'elle prouve : que vos sources existaient avant, ce qui compte le jour où l'on vous accuse de l'inverse.
  • L'accusation inverse, de plus en plus fréquente. On vous soupçonne d'avoir généré votre propre travail. Un fichier daté, antérieur, et vos sources en couches y répondent mieux qu'un long fil de commentaires.

Scénario

Sophie termine une série de douze illustrations et la publie sur Instagram pour préparer une vente en tirages. Deux mois plus tard, une amie lui envoie la capture d'une boutique qui vend l'une d'elles imprimée. Elle a ses fichiers en couches, qui montrent bien comment l'image a été faite. Mais rien n'atteste de quand — et la boutique, elle, a une date de mise en ligne.

Ce qu'on fait d'habitude, et ce que ça couvre vraiment

Les réflexes du métier sont bons : ils prouvent surtout le comment. Ce qui manque presque toujours, c'est le quand — et c'est précisément ce qu'on vous demandera.

MéthodeCoûtCe que ça prouveLa limite
Le fichier source en couches0 €Comment vous avez travailléUn PSD ou un fichier Procreate avec son historique est un indice de paternité très fort. Mais sa date est celle du système de fichiers, qui se modifie en deux clics.
La signature ou le filigrane0 €Votre revendicationDissuade le vol paresseux et facilite le crédit. Se recadre, se floute, et ne date rien.
La publication datée0 €Une date de mise en ligneUtile, mais publier est postérieur à créer — et la plupart des plateformes permettent de programmer ou de rétrodater un post.
Un dépôt chez un tiers de confianceFacturé au dépôtL'existence du fichier à une dateSolide, et bien adapté à une série emblématique. Le coût est par dépôt : difficile à tenir sur un rythme de publication hebdomadaire.
Incipite2 € le dépôtL'existence exacte du fichier, à la secondeUne empreinte ancrée dans la blockchain Bitcoin, sans expiration, vérifiable par un tiers sans passer par nous. Une série entière se certifie en une fois, chaque fichier gardant son empreinte propre.

Si le vol a déjà eu lieu — la réponse honnête

Certifier aujourd'hui prouve que votre fichier existait aujourd'hui. Ça ne prouve pas que vous étiez premier hier, et personne ne devrait vous dire le contraire. Ce que ça vous donne quand même : votre fichier source en couches, daté à partir de maintenant, face à une image aplatie chez le copieur — c'est un déséquilibre qui se remarque. Et surtout, ça met à l'abri tout le reste de votre catalogue, celui qui n'a pas encore été volé. C'est là que se joue la vraie protection.

Comment faire, en trois étapes

  1. 1Prenez vos fichiers sources, pas les exports. Le PSD, le fichier Procreate, le .clip : c'est ce que le copieur n'a pas, et c'est ce qui a le plus de poids.
  2. 2Déposez-les sur Incipite avant publication. L'empreinte SHA-256 est calculée dans votre navigateur — rien ne part vers nos serveurs. Une série entière peut passer en une archive ZIP.
  3. 3Publiez, puis rangez le certificat. S'il faut un jour agir, la preuve existe déjà et elle est antérieure à la mise en ligne — pas reconstituée dans l'urgence.

Ce qu'Incipite ne fait pas

  • Ça ne protège pas un style. Une palette, un trait, un univers ne se protègent pas — et c'est heureux, sans quoi personne ne pourrait plus dessiner. C'est un fichier précis qui est daté, pas une manière.
  • Ça ne prouve pas que vous avez dessiné l'image. Ça prouve qu'un fichier précis existait à une date précise et que vous en aviez la maîtrise. Associé à vos sources en couches, c'est le maillon qui manquait.
  • Ça ne fait pas retirer une image à votre place. Le retrait passe par la plateforme ou par une mise en demeure, et aucune ne réclame d'horodatage. Le certificat sert ensuite, si la demande est contestée.
  • Ce n'est pas un enregistrement de droit d'auteur. En France, le droit d'auteur naît de la création elle-même : il n'y a rien à enregistrer. Ce qui manque en pratique, ce n'est pas le droit — c'est la preuve de la date.

Ce que dit le droit

Le règlement européen eIDAS (art. 41-1) interdit à un tribunal d'écarter un horodatage électronique au seul motif qu'il est électronique : il doit être apprécié au fond. En France, le tribunal judiciaire de Marseille a jugé le 20 mars 2025 que des horodatages blockchain étaient recevables et suffisants pour établir la titularité de droits d'auteur. Le détail de la jurisprudence →

Questions fréquentes

+On vient de me voler une illustration. Est-ce que ça sert encore ?

Pour celle-là, à peine : certifier maintenant ne prouve pas que vous étiez premier avant. Pour tout le reste de votre travail, oui, et c'est le bon moment de le faire. Votre fichier source en couches reste par ailleurs l'élément le plus parlant face à une image aplatie.

+Faut-il certifier chaque illustration ?

Non. Certifiez ce qui compte : une série que vous allez commercialiser, une commande livrée, un univers que vous développez depuis longtemps. Une archive ZIP permet d'en passer beaucoup en une fois.

+Est-ce que vous voyez mes images ?

Jamais. L'empreinte SHA-256 est calculée dans votre navigateur ; seuls soixante-quatre caractères hexadécimaux nous parviennent. Nous ne pourrions rien reconstituer à partir de là.

+Ça aide contre une accusation d'usage de l'IA ?

Oui, indirectement mais sérieusement : un fichier source en couches, daté avant la polémique, est bien plus convaincant qu'une explication. C'est un des usages qui revient le plus souvent.

+Et si Incipite disparaît ?

Votre preuve survit. Elle repose sur OpenTimestamps, un protocole ouvert utilisé depuis 2016. Le reçu .ots que vous téléchargez se vérifie avec le client officiel, sans nous.

3 certifications offertes à vie · Sans carte bancaire · Fichier 100 % local

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Une preuve d'antériorité solide — ne remplace pas un enregistrement de droit d'auteur.